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Méthodologie : comment Mission IA note, classe et corrige

Une note ne vaut que si l'on peut la refaire. Voici la grille, les barèmes, les règles de classement et la façon dont nous corrigeons nos erreurs.

Mis à jour le

Que note Mission IA, et que ne note-t-il pas ?

Mission IA note des prestataires (agences IA, cabinets de conseil, ESN, freelances) et compare des outils d'IA. Pour les prestataires, la note sur 20 mesure une chose précise : la capacité démontrée publiquement à livrer des projets d'IA utiles à une PME ou une ETI. Elle ne mesure ni la qualité d'une relation commerciale, ni la satisfaction des clients, ni le prix. Le prix est indiqué sur chaque fiche, à part, parce qu'un acheteur doit pouvoir comparer deux prestataires de même niveau à des prix différents.

Nous ne publions pas d'avis clients et pas de notes agrégées : les appréciations sont celles de la rédaction, écrites à partir de faits publiés et datés. Nous n'écrivons jamais « testé » sans test réel, daté et décrit.

Quelle est la grille de notation des prestataires ?

La grille compte six critères. Chaque critère reçoit une note sur 20, qui est toujours l'un des niveaux du barème ci-dessous ; la note finale est la moyenne pondérée, arrondie au dixième.

Tableau 1Les six critères de la grille, leur poids et la question posée.

CritèrePoidsQuestion posée
Preuves publiées30 %Le prestataire publie-t-il des projets avec un résultat mesuré ?
Mise en production20 %Ses systèmes tournent-ils en production, au-delà du pilote ?
Spécialisation IA15 %L'IA est-elle le cœur de son métier, avec une expertise de domaine documentée ?
Adéquation PME et ETI15 %Une PME ou une ETI peut-elle l'acheter : offre d'entrée, périmètre, durée ?
Transparence10 %Méthode, équipe et prix sont-ils publics ?
Signaux tiers10 %Des tiers vérifiables confirment-ils sa compétence ?

Le poids le plus lourd va aux preuves publiées, parce que c'est ce qu'un acheteur peut vérifier avant de signer. Une agence qui ne publie aucun projet peut être excellente ; elle ne peut simplement pas le démontrer à un inconnu, et notre grille le dit.

Quels sont les barèmes de chaque critère ?

Tableau 2Les niveaux du barème, critère par critère.

NotePreuves publiéesMise en productionSpécialisation IA
0Aucun projet publicAucune trace de mise en productionIA marginale dans l'offre
6 ou 8Projets décrits sans résultat ni client (6)Mention générale, sans exemple (8)IA, une offre parmi d'autres (8)
10 à 13Au moins un projet avec client nommé ou résultat chiffré (10)Un système en production décrit (12)IA au cœur de l'offre (13)
14 à 17Deux ou trois projets chiffrés (14), quatre ou plus (17)Plusieurs systèmes en production décrits (16)Cœur de l'offre et expertise de domaine documentée (17)
20Quatre projets chiffrés ou plus, client nommé, mesure décritePlusieurs systèmes avec volumes ou durée d'exploitationExpertise de domaine et production de connaissances (publications, code ouvert)

Tableau 3Les niveaux du barème, suite.

NoteAdéquation PME et ETITransparenceSignaux tiers
0Grands comptes seulementNi méthode, ni équipe, ni prix publicsAucun signal vérifiable
8Clientèle mixte, aucune offre d'entrée identifiableMéthode décriteUn signal (presse reconnue, prix, certification, statut de partenaire)
13Offre d'entrée identifiableMéthode et équipe nomméeDeux ou trois signaux
17Offre d'entrée avec périmètre et duréeMéthode, équipe et fourchettes de prixQuatre signaux ou plus
20Offre d'entrée avec périmètre, durée et prix publiésPrix publiés par offreQuatre signaux ou plus, dont une reconnaissance indépendante de moins de 24 mois

Les chiffres qu'une entreprise publie sur elle-même comptent comme preuve s'ils sont publics, mais la fiche les présente « déclarés par » l'entreprise.

Comment le rang est-il établi ?

Le rang découle de la note finale ; personne ne l'écrit à la main. Le site calcule la moyenne pondérée de chaque acteur, puis la moyenne de la catégorie pour chaque critère, et classe les acteurs par note décroissante. À égalité, la note « Preuves publiées » départage, puis la note « Mise en production ».

Règle de prudence de l'éditeur

Quand un acteur lié à l'éditeur figure dans un classement, il est noté avec la même grille que les autres acteurs, à partir de ses seules pages publiques, et le classement le signale par une phrase sous le tableau. Il ne peut pas être premier : si sa note le placerait en tête, il est placé deuxième, sa note n'est pas modifiée et la page le dit. Il n'apparaît jamais dans un classement d'outils.

Qui entre dans un classement ?

Un acteur entre dans un classement s'il a une activité d'IA vérifiable et au moins un projet public lié à la catégorie. Chaque classement indique le nombre d'acteurs examinés, précise que la liste n'est pas exhaustive et nomme les acteurs examinés et non retenus, avec la raison. Aucune place, aucun rang et aucune mise en avant ne s'achète ; un échange de liens ne donne ni une entrée ni un rang. Si une relation commerciale existait un jour avec un acteur classé, elle serait déclarée sur sa fiche.

Comment les comparatifs d'outils sont-ils faits ?

Les comparatifs d'outils reposent sur un relevé daté des pages officielles des éditeurs : prix publics, engagement, conditions d'utilisation des données, localisation des données, connecteurs, certifications affichées et fonctions d'administration. Ce qui n'est pas publié s'écrit « non publié ». La page donne la date du relevé, car les tarifs changent souvent, et un verdict par profil d'entreprise.

Comment les prix sont-ils relevés ?

Les fourchettes de prix croisent plusieurs sources publiques (baromètres de plateformes de freelances, relevés de prix de places de marché, études publiées), chacune citée avec sa date et, quand elle existe, sa base de calcul. Quand deux sources divergent, la page le dit et explique l'écart. Les données des figures sont téléchargeables en CSV, sous licence CC BY 4.0.

Comment l'IA est-elle utilisée dans la rédaction ?

Les textes de Mission IA sont préparés avec des outils d'IA : recherche de sources, premiers jets, vérifications de cohérence. Chaque fait publié renvoie à une source ouverte et vérifiée ; chaque page est relue par l'éditeur, qui en porte la responsabilité, et la date de cette relecture est affichée en tête de page. Tant que la relecture humaine n'est pas faite, la page le signale. Cette règle applique l'article 50 du règlement européen sur l'IA, qui impose de signaler un texte généré par IA publié pour informer le public, sauf relecture humaine sous la responsabilité éditoriale d'une personne.

Comment Mission IA corrige-t-il ses erreurs ?

Un acteur classé, un éditeur de logiciel ou un lecteur qui relève une erreur écrit à redaction@mission-ia.fr avec la page, le fait contesté et une source. Nous répondons et, si le fait est faux, nous corrigeons. Une note modifiée reste visible barrée à l'encre rouge sur la fiche, à côté de la nouvelle note, avec la date et le motif : on doit pouvoir voir ce qui a changé. Toute personne nommée dispose par ailleurs d'un droit de réponse, décrit dans les mentions légales.

À quel rythme les pages sont-elles revues ?

Chaque classement est revu au moins tous les six mois ; la date de la prochaine revue est affichée en tête du classement. Les comparatifs d'outils sont revus dès qu'un tarif publié change, et au moins tous les trois mois. La date « mis à jour le » ne change que si le fond de la page change. Mission IA publie à un rythme régulier plutôt qu'en rafale, et ne crée pas une page par variante de requête : une question, une page.